(Dakhla se positionne comme hub panafricain de la pêche et de l’aquaculture)
Du 4 au 6 février, Dakhla-Oued Eddahab accueille SEAFOOD 4 AFRICA 2026, un sommet stratégique réunissant décideurs, experts et investisseurs autour de l’économie bleue africaine. Face à un potentiel encore largement inexploité plus de 38 000 km de côtes et des ressources halieutiques considérables , l’événement ambitionne de transformer la pêche et l’aquaculture en leviers de souveraineté alimentaire, de création d’emplois et de développement économique durable pour le continent. Entre coopération régionale, structuration des filières et valorisation locale, cette rencontre panafricaine pose les jalons d’une gouvernance partagée des ressources marines, avec les médias africains comme acteurs clés de la transparence et de la redevabilité.
SEAFOOD 4 AFRICA, un rendez-vous majeur consacré à la pêche, à l’aquaculture et à l’économie bleue. Cette rencontre panafricaine réunit décideurs publics, experts, investisseurs et acteurs privés autour d’un objectif clair : faire de l’économie bleue un moteur de souveraineté et de développement pour l’Afrique.
Pour le Béninois Léonce Aissoun, président de l’Observatoire des Médias pour une Pêche et une Économie Bleue Durables en Afrique (OMPDA), il s’agit d’un enjeu stratégique majeur :
« L’Afrique ne peut plus considérer la pêche et l’économie bleue comme des secteurs secondaires. Leur valorisation durable doit devenir un impératif panafricain, capable d’assurer sécurité alimentaire, emploi et souveraineté économique. Aucun État pris isolément ne peut relever seul ces défis ; la coopération régionale et l’harmonisation des politiques publiques sont indispensables. »
Avec plus de 38 000 km de côtes et un potentiel aquacole considérable, le continent africain détient des ressources stratégiques. Pourtant, la valeur générée par ses filières halieutiques échappe encore en grande partie aux économies locales, en raison de faibles capacités de transformation, d’infrastructures limitées et de disparités réglementaires. SEAFOOD 4 AFRICA 2026 se présente ainsi comme un cadre de concertation et de coopération panafricaine, visant à structurer des filières compétitives, durables et créatrices de valeur locale.
L’événement offre également un rôle central aux médias africains spécialisés. Selon Léonce Aissoun :
« L’information économique et sectorielle est un outil de souveraineté et de redevabilité. Les médias africains doivent accompagner les transformations en éclairant les décisions publiques, en valorisant les initiatives réussies et en promouvant la transparence dans la gestion des ressources marines. »
Le choix de Dakhla-Oued Eddahab renforce la dimension stratégique de l’événement. La région se distingue par son potentiel halieutique, ses projets aquacoles émergents et ses infrastructures logistiques, tout en offrant une ouverture sur les marchés africains et internationaux. SEAFOOD 4 AFRICA 2026 s’affirme ainsi comme un hub continental, propice aux partenariats économiques et à la coopération politique.
À un moment où l’Afrique cherche à transformer ses ressources marines en moteurs de croissance inclusive, l’économie bleue s’impose comme un chantier stratégique pour la souveraineté alimentaire, la création d’emplois et la stabilité économique du continent. SEAFOOD 4 AFRICA 2026 constitue une étape essentielle pour promouvoir cette vision, en mettant la coopération, l’innovation et la gouvernance durable au cœur des décisions.