Nouakchott referme le FOMACO 2026 sur des avancées concrètes pour la protection des zones côtières
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Clôturé à Nouakchott, le Forum régional marin et côtier (FOMACO) 2026 a insufflé une nouvelle dynamique à la coopération ouest-africaine pour la gestion durable des zones côtières, la Côte d’Ivoire se positionne déjà comme hôte de la prochaine édition en 2028.
La 12e édition du Forum régional marin et côtier (FOMACO) s’est achevée après quatre jours d’intenses échanges réunissant décideurs politiques, parlementaires, scientifiques, ONG, communautés locales,médias, acteurs du secteur privé et partenaires financiers. Cette rencontre régionale a été sanctionnée par l’adoption de la « Déclaration de Nouakchott », un texte fondateur visant à renforcer la résilience des zones côtières, promouvoir l’économie bleue et encourager une collaboration accrue entre États, chercheurs et société civile. Parmi les temps forts de cette édition figure la signature d’un accord-cadre entre le Partenariat Régional pour la Conservation de la zone côtière et Marine en Afrique de l’Ouest (PRCM) et la Côte d’Ivoire. Paraphé par son directeur exécutif, Ahmed Senhoury, et le ministre ivoirien de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, cet accord vise à renforcer la gestion durable du littoral ivoirien. Il prévoit notamment la conservation de la biodiversité marine et côtière, l’amélioration de la gouvernance des aires marines protégées, ainsi que la lutte contre des menaces majeures telles que la pollution plastique et les déversements d’hydrocarbures. Dans ce contexte, le ministre ivoirien a salué un cadre de dialogue unique permettant à son pays de s’inscrire pleinement dans une dynamique régionale où la préservation des océans constitue un levier essentiel pour une économie bleue durable. De son côté, le PRCM a réaffirmé son engagement à promouvoir des solutions concrètes face aux pressions croissantes qui pèsent sur les écosystèmes marins en Afrique de l’Ouest. Le forum a également été marqué par la signature d’un important accord de financement entre la Banque mondiale et la Mauritanie. D’un montant de 50,3 millions d’euros, ce financement, accordé via l’Association internationale de développement (IDA), a été signé par le ministre mauritanien Abdallah Ould Souleymane Ould Cheikh Sidiya et le représentant résident de la Banque mondiale, Ibrahima Diouf. Ce soutien financier s’inscrit dans le cadre du programme de gestion du littoral ouest-africain WACA (West Africa Coastal Areas). Il vise à renforcer la protection du littoral mauritanien face aux effets du changement climatique, notamment l’érosion côtière, les inondations, la dégradation des écosystèmes et la vulnérabilité des populations. Le programme entend également stimuler des secteurs stratégiques tels que la pêche durable, le tourisme côtier et les services logistiques. Le programme WACA, qui s’étend de la Mauritanie au Gabon, constitue aujourd’hui un pilier de la coopération régionale pour une gestion concertée des espaces côtiers, confrontés à des défis communs comme la montée du niveau de la mer, la pression démographique et la perte de biodiversité. À l’issue de cette édition marquée par des engagements forts, le rendez-vous est désormais fixé en 2028 en Côte d’Ivoire, qui accueillera la 13e édition du FOMACO, avec l’ambition de poursuivre et renforcer cette dynamique régionale en faveur de la durabilité des zones côtières.
